
Flashback : Avignon, 1971
Une anecdote en passant
Pendant le festival et grâce à l'amitié qui nous liait à l'équipe du « Théâtre du Chêne Noir » après une collaboration sur le spectacle « La tête rétrécie de Pancho Villa », le Free Jazz Workhop (avec Jean Méreu ) a passé un mois plein dans un local qui pouvait accueillir du public. Il fut mis à notre disposition par Gérard Gélas (l'époque de Miss Madonna).
Nous avons œuvré à raison de trois concerts par jour : un, le matin avec François Tusques*, puis un autre, l'après midi avec le Workshop ou l'inverse selon l'humeur, puis un dernier, le soir : grand concert en plusieurs parties.
Cette dernière session a été partagée une semaine avec le trio Franck Wright, Bobby Few et Mohamed Ali**.
On était payé « au chapeau » et après le dernier concert, on s’installait à une terrasse de café nocturne. Frank Wright me dit alors que, je deviendrai un bon batteur si je prenais des vitamines… Je m'en suis satisfait. Pendant ce temps Mohamed Ali jetait à la volée les pièces de monnaie sur la place des Carmes - pas les billets - en criant que l'argent c'était de la merde ! Bobby Few ramassait…
Il faisait chaud, la nuit était splendide.
* pianiste, acteur principal de l’introduction de la musique « free » en France ** musicien noir américain